FORMER SANS FORMATER

Étudier à l'IAE Nantes - Économie & Management, c'est acquérir un bagage théorique et technique solide dans un environnement propice à l'autonomie d'apprentissage et à la réflexion critique. Bien formés mais non formatés, les diplômés savent s'adapter au monde du travail et à ses évolutions.

EDITO

UNE CULTURE DE L'AUTONOMIE À VALORISER

Former sans formater est profondément ancré dans la culture de l'université : nous accueillons des étudiants autonomes, responsables, qui apprennent à construire leur propre projet en puisant leurs connaissances auprès d'enseignants-chercheurs dotés d'une grande expertise.

Ces mêmes enseignants-chercheurs mettent en œuvre une pédagogie qui conduit chacun, non seulement à acquérir des compétences mais aussi le recul critique nécessaire pour aborder  des situations nouvelles et être capable de les résoudre.

Bref, nos étudiants sont aujourd'hui particulièrement bien armés pour réussir dans une organisation et évoluer dans un monde en mutation.

Ils n'en ont pas toujours conscience. C'est pourquoi l'IAE - Économie & Management veut les aider à mieux réfléchir à leurs acquis et à savoir présenter leur projet professionnel. Cet accompagnement, qui commence à se mettre en place, doit leur permettre de se rendre compte de la valeur qu'ils ont acquise grâce à leur passage à l'université.

Nicolas Antheaume, directeur de l'IAE Nantes - Économie & Management

« Des bases théoriques indispensables »

 
« J'ai intégré l'IAE Nantes - Économie & Management, en L1 car je voulais me spécialiser dans les affaires maritimes, une formation que l'IAE est le seul à proposer en France dès la L3. Je ne regrette pas mon choix. La L1 et la L2 m'ont apporté des bases théoriques solides en économie, en gestion et en maths que je considère indispensables. Aujourd'hui, même en dehors des études, ces connaissances me servent pour comprendre le monde qui m'entoure, par exemple pour me forger une opinion sur le programme économique des candidats à la présidentielle ! En même temps, la formation est pointue sur les outils informatiques. Quand j'étais en stage en L3, j'ai même aidé mes collègues sur Excel. Bien sûr, en fac, il faut vite se mettre dans le bain et faire preuve d'autonomie dans son apprentissage. Mais c'est très formateur par la suite : en stage, on s'adapte beaucoup plus vite et les employeurs apprécient les étudiants de l'IAE pour ça ».

Arnaud Ripoche, étudiant en Master 1 Finances et logistique maritime internationales

One minute show : une minute pour présenter son projet

Ils sont plus de 200 rassemblés dans l'amphi Graslin de l'IAE Nantes - Économie & Management, en ce début d'après-midi de février. Mais l'ambiance n'est pas celle d'un cours magistral. Elle évoque plutôt une ruche bourdonnante. Car ces étudiant(e)s, en L3, M1 et M2 dans le pôle Gestion-Conseil de l'IAE Nantes, s'apprêtent à faire leur show. Leur « One minute show », exactement : ils ont une minute pour présenter le projet tuteuré qu'ils conduisent depuis le mois d'octobre. Sur l'estrade, près de quarante équipes (de 2 à 10 personnes) se succèdent puis regagnent les bancs de l'amphi. Pas de concurrence entre elles, au contraire : chaque présentation est à chaque fois chaleureusement applaudie. Powerpoint, vidéo, dessin animé, saynète ou simple présentation orale : tous les formats sont permis. Quant aux projets, ils sont d'une grande variété : de l'organisation d'un événement sportif ou culturel pour une association étudiante à une étude marketing au profit d'une entreprise de l'agro-alimentaire en passant par la création d'applications pour apprendre une langue, trouver un emploi ou organiser du co-voiturage.  

Aucun étudiant ne voudrait rater ce moment créé en 2015 pour valoriser leur projet tout en les entraînant à un exercice qui leur sera utile dans le monde professionnel. « A travers le one minute show, nous voulons leur dire : soyez fier de votre projet et de votre travail. Ils ont toute liberté pour choisir leur projet, pour le présenter à leur façon, sans préparation particulière. Je ne les note pas car, dans cet exercice, je ne les considère pas comme des étudiants mais comme des professionnels », indique Céline Gallen, maître de conférences en marketing, responsable du master 2 Marketing et prospective.

La note, elle, interviendra fin mai, lorsque chaque étudiant présentera son projet. Mais cette fois, il aura une demi-heure devant un jury et devra démontrer comment il a utilisé ce qu'il a appris pour résoudre une problématique. Les L3 seront davantage jugés sur les moyens mis en œuvre, les M2 davantage sur leurs résultats puisqu'ils sont à la veille d'entrer dans la vie professionnelle.

Un apprentissage nourri par la recherche

Ce subtil alliage de liberté dans la forme et de rigueur dans le fond traduit bien la philosophie de l'IAE Nantes - Économie & Management : former, oui, mais sans formater. Une philosophie à l'œuvre tant dans les enseignements que dans les méthodes pédagogiques. « Tout ce que l'on enseigne et la façon de l'enseigner prépare l'étudiant à apprendre à apprendre, à se mettre dans la capacité d'analyser des choses inédites », résume Nicolas Antheaume, directeur de l'IAE Nantes - Économie & Management.

La recherche y est pour beaucoup. Les enseignants sont des enseignants-chercheurs : les études de cas, les outils qu'ils présentent bénéficient des apports des derniers travaux théoriques. « Par la recherche, nous produisons des connaissances qui permettent de se saisir des situations nouvelles que rencontrent les entreprises », souligne Stéphanie Gentil, maître de conférences en management des organisations, responsable pédagogique de la filière L3 en sciences de gestion. Et surtout, les étudiants sont formés à développer leur esprit critique et à élaborer leur propre point de vue. Si, à la fin de leur parcours, ils possèdent une haute maîtrise des outils propres à leur discipline (gestion, comptabilité, économie,...), ils sont capables de les utiliser avec la distance nécessaire. « Nous apprenons aux étudiants à réfléchir, à problématiser : rien n'est plus important. En ayant une lecture critique des pratiques, des outils, ils partent sur le marché du travail en évitant de recourir à des recettes », estime Dominique Barbelivien, maître de conférences en gestion, responsable du parcours expertise comptable-audit. « Tout ce qui est méthodologique va leur servir à aborder des questions nouvelles, à avoir du recul sur les outils, les déconstruire, les améliorer », observe, de son côté, Patrice Guillotreau, professeur des universités en économie, responsable du M2 Economie de l'environnement, de l'énergie et des transports.

Dès leur période de stage, l'influence des méthodes de recherche se fait sentir. « Nos étudiants sont capables d'avoir une vision globale sur un sujet, ce qu'apprécient les tuteurs des stages : un bon professionnel, c'est d'abord une tête bien faite », estime Stéphanie Gentil.

Des projets tutorés pour expérimenter


Dès la L3, les étudiants commencent à faire le pont entre la théorie et la pratique. Quelle que soit leur filière, ils doivent conduire le fameux projet tutoré présenté lors du One Minute Show.

« C'est une manière de les préparer à la conduite de projet. L'objectif est d'ouvrir les étudiants sur l'extérieur, de les confronter à des publics différents, de leur apprendre à s'organiser pour tenir des plannings tout en utilisant de façon pertinente les outils qui leur ont été présentés en cours. Même si, dans nos enseignements, nous proposons des études de cas, rien ne vaut la mise en situation », explique Dominique Barbelivien.

Là encore, la méthode vise à former sans formater : les étudiants doivent être capables de poser un diagnostic sur une situation, toujours singulière, à laquelle ne correspond pas une recette toute faite. Ils ont par ailleurs la possibilité de mener un projet en inter-filières, mêlant ainsi plusieurs compétences et donc des regards différents.

En expérimentant la mise en situation, les étudiants se frottent aux aléas inhérents à tout projet. « Nous les prévenons qu'un projet se caractérise par des zones d'incertitude. Il arrive qu'un projet soit mal engagé, mais ce n'est pas pénalisant. Nous testons leur capacité à rebondir et à capitaliser sur leur expérience », souligne Stéphanie Gentil.

« Les auditeurs passés par l'IAE Nantes - Economie & Management, sont meilleurs techniquement »

« Comme beaucoup d'étudiants de ma filière, j'ai été embauché suite à mon stage chez Pwc, l'un des quatre grands cabinets mondiaux anglo-saxons. L'IAE nous prépare très bien professionnellement. Par rapport aux diplômés d'écoles de commerce, les diplômés de l'IAE ont un niveau de culture générale équivalent mais des connaissances plus solides sur la fiscalité et la comptabilité car on commence à se spécialiser dès la L3.

Par ailleurs, on apprend dès la L1 à être autonome : on n'est pas contrôlés en permanence, donc à nous de savoir gérer notre liberté et notre temps. J'ai acquis à la fac une capacité d'organisation qui m'est très utile aujourd'hui en tant que cadre, libre d'aménager mon activité à condition de respecter les dead lines ».

Youn Monvoisin, diplômé du Master 2 Comptabilité Contrôle Audit promotion 2016, auditeur financier junior chez PwC France

Les étudiants peuvent demander conseil à leurs enseignants. S'il s'agit de mettre en place une solution dans une entreprise, l'enseignant valide leur proposition, les outils choisis, les met en contact avec les bons interlocuteurs en cas de blocage. Mais l'autonomie reste largement la règle, c'est d'ailleurs le but de l'exercice de la développer.

Autre intérêt du projet tutoré : il joue le rôle d'un révélateur de talents. « Le projet permet de développer des compétences qu'on a mais qu'on ne découvre que dans l'action. Par exemple, on peut se révéler leader ou très bon en logistique. On n'est plus dans la peau d'un étudiant qui prend des notes, on est confronté à toutes les tâches », constate Margot Ouali, étudiante en M1 sciences de gestion, option RH, qui s'est investie en 2016-2017 avec deux autres condisciples dans le projet « Run for IAE », un cross country destiné à tous les étudiants de l'IAE.

« Une capacité d'analyse et de synthèse qui fait la différence »

 

«  Depuis 2010, nous avons accueilli 44 stagiaires de l'IAE Nantes - Economie & Management de la L3 au Master 2, dans les différentes filières, et avons recruté 8 diplômés sur des postes de consultants.

Grâce aux projets tutorés et aux travaux de groupe qu'ils mènent dès la L3, ils ont déjà été confrontés aux problématiques des entreprises, ce qui leur permet de s'intégrer facilement dans nos équipes. Ce qui fait aussi la différence, c'est leur capacité d'analyse, de synthèse, de communication aussi bien à l'écrit qu'à l'oral, ainsi que leur aisance avec les outils informatiques qu'ils ont appris à utiliser à l'IAE. Par ailleurs, ces étudiants disposent d'une très bonne connaissance globale des processus de gestion et de management de projet. Cela leur permet de saisir les sujets très rapidement, y compris très techniques. Par exemple, des stagiaires ont travaillé récemment sur la standardisation des procédures de la direction de l'infogérance et sur l'optimisation de sa communication interne. Ils ont apporté la prise de recul nécessaire et un regard différent qui ont été très appréciés ».

Armelle Rouault, chargée de recrutement et des relations écoles, groupe Sigma Informatique

Apprendre avec les serious games

Autre façon de sortir du format académique classique : les serious games. Les sciences de gestion y ont souvent recours. Lors du séminaire de rentrée de L3, Dominique Barbelivien en propose à ses étudiants « pour générer un esprit de groupe ». Le principe : vous êtes à la tête d'une entreprise que vous développez. L'occasion de mettre en œuvre différentes stratégies économiques et de mesurer leurs conséquences. Responsable pédagogique de la licence 3 gestion, parcours MSG, Hélène Journé a mis au point un serious game de ce type pour les publics de formation continue non spécialistes de gestion et pour les étudiants chinois en MAE. En fin de M2, Dominique Barbelivien organise un tournoi avec le jeu « Global challenge ». « Juste avant d'entrer sur le marché du travail, ils ont l'occasion, par le jeu, de mettre en œuvre  les connaissances nécessaires pour maîtriser le conseil en finances et en décision stratégique ».

Les serious games gagnent l'économie : à la rentrée 2017, les étudiants du Master 2 Shipping-trading pourront se connecter, via leur smartphone, sur « Tralin », un jeu mis au point par Patrice Guillotreau dans lequel plusieurs entreprises concurrentes doivent se positionner sur un marché transatlantique. « Le jeu permet, par exemple,  d'expérimenter la prise de décision dans l'interaction, c'est-à-dire dans l'incertitude de ce que les autres font. Nous montrons aussi aux étudiants qu'ils doivent également savoir coopérer car c'est ce qui se passe dans la réalité des affaires où des alliances sont nécessaires pour réduire l'instabilité », explique le professeur.  

Construction d'un projet professionnel

Les projets tutorés, les stages, les jeux sont autant d'outils pour aider les étudiants à trouver leur voie dans une très grande diversité d'univers. Des conférences organisées sur le campus à l'initiative de l'IAE Nantes - Économie & Management leur permettent aussi de rencontrer des professionnels et de se tenir au courant de l'évolution des métiers. Certains enseignants-chercheurs vont plus loin en montant des modules consacrés à la construction d'un projet professionnel. C'est par exemple le cas au sein du département gestion-management, dès la L3. « En partant de leurs compétences intrinsèques, de leurs goûts et de leur personnalité, nous les amenons à identifier un projet professionnel précis. Nous les accompagnons, sans les formater, vers un métier qui leur ressemble », explique Stéphanie Gentil. Cet accompagnement de l'étudiant va être renforcé. L'IAE Nantes - Économie & Management a commencé à réfléchir à une valorisation de l'engagement associatif, en lien avec les responsables d'associations de l'université de Nantes ; à mieux utiliser, également, les outils déjà existants de l'université, tels que les « carnets de compétences ».

Dotés d'un solide bagage et d'un grand sens de l'autonomie, les diplômés de l'IAE n'ont aucune difficulté à évoluer dans le monde professionnel où ils sont très appréciés (voir encadrés). Encore faut-il qu'ils aient conscience de ces atouts avant d'entreprendre une recherche d'emploi.  C'est le vœu de Nicolas Antheaume. « Notre objectif est de donner aux étudiants les outils pour réfléchir à leur acquis et apprendre à les valoriser pour aborder le marché du travail avec confiance ».